Nos plus belles années : mon premier livre et le déclic entrepreneurial

L’une de mes premières expériences d’entrepreneur a été celle d’écrivain. Retour dix ans en arrière, en France. J’écrivais depuis l’enfance, mais ce n’est qu’à 14 ans qu’un professeur m’a poussé à m’ouvrir au monde avec un premier livre. Il s’intitulait « Le rêve d’Alex ». Ce fut ma première expérience de vente : plus de 50 maisons d’édition m’ont refusé entre 14 et 16 ans.

Grâce à cette expérience, j’ai su que j’avais ce qu’il fallait pour accomplir de grandes choses : je n’ai pas abandonné. Évidemment, encaisser plus de 50 refus touche l’ego de plein fouet. Pourtant j’ai appris quelque chose d’essentiel : je peux faire mieux. À 16 ans, en deux ans j’avais beaucoup appris, j’avais de meilleures histoires, je pouvais sûrement créer quelque chose de fort.

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Nos Plus Belles Années

Ce livre, je l’ai commencé à 16 ans. Comme tous les adolescents, je me sentais perdu émotionnellement entre mes rêves, les limites de mon environnement, ma famille, les difficultés de l’adolescence, mon avenir, l’école… Mais de chaque problème naît une leçon. J’ai donc décidé d’écrire une histoire de fiction qui montrerait les différentes leçons apprises, en espérant peut-être aider d’autres adolescents. Pour moi, toucher une vie était la chose la plus incroyable que je pouvais accomplir.

Il m’a fallu deux ans pour l’écrire. Après quelques refus de maisons d’édition, j’ai enfin reçu des lettres d’acceptation avec des propositions de contrat. J’ai signé avec Edilivre, un éditeur parisien. Aujourd’hui l’ouvrage est toujours disponible en e-book ici et en version papier ici. On le trouve aussi sur Amazon. Il n’est vendu qu’en français : ce n’est pas une œuvre d’art et cela ne valait pas l’investissement d’une traduction. Mais à 18 ans, avoir un livre en librairie et sur des sites professionnels représentait un accomplissement énorme.

Ce simple fait a éveillé en moi une mentalité d’entrepreneur : je voulais plus, faire davantage, ne plus travailler pour quelqu’un d’autre mais pour moi-même, et aider les autres.

C’est à ce moment-là que j’ai compris que ma vie ne serait pas une vie ordinaire.