Les 5 questions à se poser avant de lancer un business

preguntas para lanzar negocio

Un client m’a présenté son fils il y a deux mois. Il m’a dit : « Il veut avoir un business, tu peux m’aider à trouver quelque chose qu’il pourrait faire ? ». J’ai été surpris d’entendre ça dans la bouche d’un homme d’affaires aussi accompli. Nous nous sommes assis et j’ai demandé à son fils de me parler un peu de lui, de son projet, des raisons pour lesquelles il voulait ouvrir un business.

Il n’a su répondre à aucune des questions que je lui ai posées. Son père a souri et a dit à son fils : « Tu vois, je n’invente rien. Damien vient de te poser exactement les mêmes questions que je t’ai posées ce week-end. » J’ai alors compris le vrai motif de la réunion et j’ai ajusté mon approche. J’ai noté 5 questions sur une feuille pour lui expliquer comment les gens lancent des business qui marchent vraiment :

Sponsored*

1- Quel est ton POURQUOI ?

C’est la question de base pour tout entrepreneur. Fais la liste de toutes les raisons qui te poussent à créer ce projet. Ce qui t’anime et te motive. Quelles raisons te porteront encore quand tu auras perdu beaucoup d’argent, que ta copine t’aura quitté, que tu auras dû déménager dans un appartement moins cher et que ta vie sociale se sera évaporée.

Ton POURQUOI, c’est ce pour quoi tu te bats. Ta cause. Ta vision. Ta contribution au monde. C’est ce qui fait que tu ne peux plus travailler pour quelqu’un d’autre et que tu DOIS ABSOLUMENT faire advenir ta vision.

Donc ta « motivation » ne peut pas être :

  • Ça a l’air de rapporter beaucoup d’argent
  • Tout le monde le fait
  • Je n’ai rien à perdre à essayer
  • Ça a l’air intéressant, on verra bien
  • Je veux être entrepreneur

Sois honnête avec toi-même, sinon tu cours droit dans le mur. Important aussi : ne suis pas une passion si tu n’as pas le talent qui va avec.

2- Quel impact ça va avoir sur ta vie ?

Lancer un projet n’est pas sans risques ni sans bouleversements. Est-ce que tous ces changements et ces risques en valent la peine ?

Ta santé : le stress va tout chambouler. Tu ne dormiras plus pareil, ton rythme alimentaire changera, tu tomberas peut-être plus facilement malade. Tu devras prendre des précautions pour limiter les dégâts. Es-tu prêt à changer d’alimentation ? À faire du sport ? À pratiquer le yoga et/ou la méditation ?

Tes relations : tu n’auras plus autant de temps qu’avant pour ta copine ou ta femme. Ta relation peut-elle survivre à un changement aussi radical ? Si, comme beaucoup de gens, tu as besoin de temps en famille chaque jour, es-tu prêt à t’en éloigner un peu pour consacrer plus d’énergie à ton projet ? Pareil pour tes amis.

Ton style de vie bascule complètement quand tu lances un projet. C’est à toi d’assumer les risques et les conséquences. Ta vie sociale va devoir évoluer, tes amis te verront moins, ta famille aussi. Il faut être prêt à encaisser le choc. Ça s’appelle sortir de sa zone de confort. Et si tu sais le gérer, plus rien ne pourra t’arrêter.

3- Comment vas-tu mesurer ton succès ?

Nous travaillons tous vers un résultat. Quel sera le tien ? Quand tu seras vieux, au moment de partir de l’autre côté, quels accomplissements te rendront heureux et lesquels auras-tu déjà oubliés ? Il est essentiel de savoir où se situent tes vrais indicateurs de succès. Ça peut être le nombre de personnes que tu as aidées, le nombre de problèmes que tu as résolus, l’impact que tu as eu sur l’environnement… Le champ des possibles est immense. Mais tu dois savoir quel est le tien.

4- As-tu besoin d’un associé ?

Il existe plusieurs types d’associés :

  • Associé fondateur : il t’aide à lancer l’entreprise et prend une part active dans le développement du projet.
  • Associé investisseur : il apporte l’argent nécessaire au lancement. Il ne participe pas toujours aux opérations quotidiennes, il vérifie surtout que son argent travaille correctement.
  • Associé coach : une personne qui t’aide à faire grandir ton business en investissant son temps non pas dans le jour le jour, mais pour te conseiller et t’orienter dans tes décisions.

Il en existe d’autres, mais ce sont les plus courants. La vraie question est : as-tu vraiment besoin d’un associé pour le quotidien ? Ou peux-tu embaucher un salarié et lui verser un salaire sans devoir partager les bénéfices de l’entreprise ? As-tu vraiment besoin d’un financement externe ? Si tu crois vraiment à ton idée et que tu as les fonds pour y investir, pourquoi ne pas garder 100 % des parts pour toi ?

Un associé doit partager tes valeurs, ta vision, ton état d’esprit, tes objectifs et ta façon de travailler pour que la relation ne se complique pas une fois l’entreprise créée. Tu n’as pas toujours besoin d’un associé. C’est toi qui sais si tu en as réellement besoin ou non.

5- Dans quel état d’esprit es-tu, et comment le faire évoluer dans la bonne direction ?

Si tu n’as jamais travaillé, tu n’as peut-être pas encore les habitudes ni la façon de penser d’un patron, faute d’expérience et d’éthique de travail solide.

De la même façon : si tu as toujours travaillé pour quelqu’un d’autre, ta créativité, ta pensée critique et tes capacités d’exécution ont toujours été bridées par un chef et une politique d’entreprise à respecter.

Ajoute à cela tous les facteurs personnels : tes croyances limitantes, tes expériences négatives, ton manque d’expérience et de connaissances. Tout cela peut te faire peur à l’idée de te lancer dans un projet qui t’appartient vraiment.

L’idée ici est de dresser la liste de toutes tes forces et faiblesses, puis de te concentrer sur tes manques pour trouver des solutions. Par exemple, si tu es timide, tu devrais prendre des cours de théâtre et/ou d’improvisation pour améliorer ta confiance en toi et ton estime de soi et devenir un meilleur vendeur et un meilleur leader. Ou si tu stresses très facilement, apprends à méditer pour canaliser ce stress et le transformer en carburant pour te motiver chaque jour.

 

En résumé, ouvrir un business va changer ta vie. Ça va te forcer à sortir de ta zone de confort, à ajuster tes besoins physiques et psychologiques. Et tu dois bien comprendre qu’avoir un business, ce n’est pas la même chose qu’être entrepreneur.