Les erreurs à ne pas reproduire quand on lance une petite entreprise

Errores de startups

Quand on lance une petite entreprise, surtout sans grande expérience, certains erreurs reviennent très souvent. Personne n’est parfait, et même les plus grands commettent des fautes qui peuvent nuire à leur activité. Mais plus l’entreprise est jeune et petite, plus l’impact de chaque erreur est fort.

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1- Ne tentez pas de tout faire seul

C’est l’erreur classique. On veut économiser, le capital est limité, alors on décide de tout gérer soi-même. Dans mon cas, au lancement de mon premier business, je n’avais pas d’associé, mon épouse étudiait à temps plein, personne pour m’épauler. Je me suis retrouvé à enchaîner des tâches que je n’avais pas anticipées : administratif, comptabilité, marketing, développement web… Rien de mal à vouloir comprendre le fonctionnement de chaque pôle. Mais en voulant tout porter seul, on y laisse un temps et une énergie précieux, ceux qu’on aurait pu consacrer à ce qui fait vraiment grandir l’entreprise. Je suis devenu accro au travail et, au lieu de me concentrer sur ce qui générait du chiffre, j’ai gaspillé mon temps et mon argent dans des process internes.

Je n’ai pas refait la même erreur avec mon deuxième business. Même si les charges fixes mensuelles étaient nettement plus élevées, la croissance a été bien plus rapide. Nous avions des ventes avant même d’avoir un compte bancaire validé. La leçon importante : l’image ne compte pas tant qu’on ne vend pas et qu’on ne construit pas de relation avec ses clients. Concentrez-vous d’abord sur la croissance des ventes et du business. Ensuite seulement, vous pourrez peaufiner le site, les bureaux, la pub et la présence en ligne.

2- Vous n’avez peut-être pas besoin d’associés

Avec mon deuxième business, j’ai commis l’erreur inverse : je me suis emballé. En peaufinant l’idée, j’ai partagé mon analyse avec un ami qui travaillait dans le secteur. Il s’est montré intéressé et je l’ai tout de suite invité comme associé. J’étais encore jeune, je venais de vendre mon premier business monté sans associé, et je pensais pouvoir aller plus loin avec quelqu’un à mes côtés. Le problème n’était pas de vouloir un associé, mais d’en choisir un sans expérience, sans argent et sans temps disponible.

Un associé doit apporter des qualités qui complètent les vôtres. Ainsi, on peut se répartir les tâches et couvrir les zones qui aident vraiment à faire décoller l’entreprise. Choisir un ami, un proche ou un collègue peut sembler rassurant, mais comme on dit souvent, mieux vaut ne pas mélanger affaires et famille. Quelques mois plus tard, j’ai rencontré quelqu’un prêt à investir une somme intéressante contre une part. Mon associé a refusé de diluer ses intérêts personnels. Nous avons fini par nous séparer.

3- Ne perdez jamais foi

Votre état d’esprit est déterminant, en business comme dans la vie. Si vous perdez foi, tout bascule. Avoir une entreprise n’est pas un simple objectif : c’est un chemin long et exigeant qui vous mène là où vous n’auriez jamais imaginé arriver. Sauf si vous construisez pour revendre rapidement, l’idée est généralement de bâtir quelque chose sur le long terme.

Et comme tout ce qui se construit dans la durée, il y a des hauts et des bas. Ne perdez pas foi dans les moments compliqués : apprenez-en. Chaque erreur, chaque perte, chaque incendie à éteindre est une occasion de vous améliorer et d’améliorer votre business. Aucune entreprise ne vit sans problèmes quotidiens. Ne croyez donc jamais que vous êtes le seul dans cette situation. Et si cela aide, lisez. Apprenez des expériences de ceux qui ont réussi : vous verrez qu’ils y sont parvenus parce qu’ils n’ont pas abandonné.

4- Souvenez-vous pourquoi vous avez lancé votre entreprise

Tous les entrepreneurs veulent gagner de l’argent. Mais ne vous fixez pas uniquement là-dessus. L’argent n’est pas le but. Aucun entrepreneur n’a réussi uniquement par envie d’argent. Il faut se lancer avec un objectif plus grand, au-delà du chiffre. Cela peut être le contrôle de son temps, la liberté de partir en vacances en famille quand on veut, se libérer des contraintes d’un job de 9 à 5, aider les plus démunis… Quelle que soit la raison qui vous a poussé à créer, elle compte. Et si vous commencez à douter de vous ou de ce que vous construisez, revoyez d’où vous venez, l’état d’esprit dans lequel vous avez décidé de vous lancer, et pourquoi vous avez pris ce risque.

5- Si vous arrêtez de grandir, vous mourez

Vous m’avez déjà entendu ou lu le dire. Tout votre business, sa stratégie commerciale, son marketing… doit continuer à progresser. Ne tombez pas amoureux de votre produit ou service. Ne croyez pas que votre secteur est à l’abri des récessions ou des bouleversements. Nous vivons aujourd’hui dans une économie tech : n’importe qui peut inventer une technologie capable de transformer radicalement votre industrie, votre entreprise, votre offre. Ne vous contentez pas de ce que vous connaissez. Anticipez les changements possibles et préparez-vous à vous adapter pour rester devant la concurrence.

Innovez, étudiez, soyez créatif. Laissez votre produit évoluer avec votre public et votre secteur. Et retenez ceci : n’ayez pas peur de faire des erreurs, elles font partie de la croissance.